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Mai 1958 : Je débarque en ALGERIE
en civil, arrivant dans un pays où je ne
vois que des exploités et des dominés, les souvenirs de mon enfance me remontent
à la mémoire, je sens que je vais être obligé de faire des choses
contraires à mon idéal de paix et de tolérance, j'ai déjà le sentiment de ne pas
me trouver du bon coté, comme les Allemands en France, j'ai participé dans Alger
aux opérations de contrôle, les armes à la main , j'ai fouillé "au corps
" des hommes qui pouvaient être mon père, mon grand
père. Certains anciens
combattants me disent avoir fait la campagne de France
et j'ai vu lorsqu'il y en avait !! des" feuilles de paye"… ! "réduites en une peau de chagrin,
d'autres nous expliquaient qu'ils étaient payés en "nature", cela me rappelait mon oncle qui était en fermage
dans les années 1900 au château de l'Oisellerie et qui était payé en "nature ",
à la différence qu'il se servait lui même … et qu'il
appelait le châtelain "Monsieur Not'
Maître
".
J'avais honte d'être là, je sentais que leur histoire allait devenir la mienne, c'est vrai comme
me disait un pied noir, qu'ils avaient repoussés les lions qui étaient aux
portes d'Oran, sous entendant, que leur présence avait contribué au développement du
pays, OUI, c'est vrai, il y avait les hommes et les sous hommes
ceux qui commandaient et ceux qui travaillaient dans les régions déjà
développées, pour le reste, c'était encore le désert , j'en entendais d'autres
" C'est pas compliqué, c'est gars là pour les faire
travailler, tu prends le plus fainéant de la bande, tu lui donnes un bâton et
quelques pois chiches de plus que les autres et le travail va avancer plus
vite ", OUI l'injustice et les inégalités étaient
criantes.
oui j'ai connu des gens
, qui se croyaient supérieurs et qui traitaient les" Indigènes "de
quantités négligeables.
Débarquement a ORAN. Sur cette Terre, j'ai d'abord posé le pied
Gauche ...
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